BUTIHINDA : Inauguration officielle de l’Ecole fondamentale TANGARA II construite par le H.C.R grâce au financement de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA)

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, conformément aux ambitions nationales de transformation  socio-économique fondées sur le développement du capital humain , la promotion d’une éducation de qualité, la création d’un environnement propice à la formation d’une jeunesse instruite  et compétente capable de contribuer au développement durable du pays, le Secrétaire permanent en charge de la sécurité publique au Ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique a procédé ce mardi le 22 septembre 2026 à l’inauguration officielle de l’Ecole fondamentale TANGARA II construite par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) grâce au financement de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). 

La cérémonie d’inauguration officielle a débuté par la coupure symbolique du ruban, marquant ainsi la mise en service de cette école.

Une visite guidée des différentes infrastructures a permis aux autorités de découvrir les équipements de cet établissement scolaire.

Les cérémonies se sont poursuivies au terrain de jeux de Tangara où l’administrateur de la commune Butihinda, Hon .Carine Belyse DUKUNDANE a prononcé le mot d’accueil.

Elle a  d’abord souhaité la bienvenue aux autorités et à l ensemble des invités présents à cette cérémonie. Elle a ensuite exprimé la fierté de la commune Butihinda à l’égard de cette nouvelle infrastructure scolaire qui va contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves.

Elle a enfin souligné le besoin alarmant d’infrastructures similaires dans les zones Tura et Giteranyi où le nombre important des rapatriés accentue les besoins en matière d’accès à l’éducation. Elle a aussi plaidé en faveur de la construction d’une école à régime d’internat dans la zone Mugano ainsi que le renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans les établissements scolaires.

Dans son allocution, le Gouverneur de la province de Buhumuza, Madame Denise NDARUHEKERE, qui a rehaussé de sa présence les cérémonies, a d’abord souhaité la bienvenue à l’ensemble des invités dans la province de Buhumuza.

Elle a ensuite indiqué que la province jouit d’un climat de paix et de sécurité favorable, permettant à la population de s’investir activement dans les travaux de développement.

Elle a adressé ses vives remerciements à l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) pour les réalisations concrètes et visibles dont bénéficie la province de Buhumuza, notamment leurs interventions dans la construction d’infrastructures scolaires, ainsi que leurs initiatives en faveur de la protection et de la réintégration des réfugiés et des rapatriés, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations et au développement socio-économique de la province.

En outre, le Gouverneur a souligné la nécessité de renforcer l’appui au secteur éducatif dans les communes confrontées à des besoins croissants liés aux mouvements de rapatriement et à l’accueil des réfugiés. À cet égard, elle a rappelé que la province de Buhumuza, partageant ses frontières avec le Rwanda et la Tanzanie, accueille des populations dont les besoins en services sociaux de base, notamment en éducation, demeurent importants. Elle a ainsi plaidé pour un accompagnement accru des communes comptant un nombre important de rapatriés ayant des enfants en âge de scolarisation, ainsi que de celles ayant accueilli des réfugiés congolais, afin de renforcer les capacités d’accueil des établissements scolaires et de garantir un meilleur accès à l’éducation à tous les enfants.

Quant au représentant-adjoint du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi, M. INNOCENT SANGARA CHUBAKA, a vivement remercié l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) qui a été le premier partenaire à apporter son appui financier au HCR, contribuant ainsi à soutenir les efforts du Burundi en matière de promotion du rapatriement volontaire des réfugiés et d’accompagnement à leur réintégration 

                                  .

Il a exprimé l’espoir que, si le Burundi maintient cette dynamique, l’ensemble des réfugiés de la sous-région concernés par le processus de rapatriement volontaire pourraient regagner leur pays d’origine d’ici 2028.

Par ailleurs, il a salué l’hospitalité dont le Burundi fait preuve à l’égard des réfugiés et réaffirmé l’engagement du HCR à poursuivre la mobilisation des ressources financières auprès d’autres partenaires, afin d’accompagner le Burundi dans sa mission de rapatriement volontaire de ses ressortissants et de faciliter leur réintégration durable.

Prenant la parole, le Directeur Pays de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), M. KAPCHAE  RA, a exprimé sa joie de constater sur terrain  les réalisations concrètes rendues possibles grâce à l’appui financier apporté par son agence au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Il a souligné que cet appui vise également à favoriser le développement socio-économique des familles bénéficiaires, en les accompagnant progressivement vers leur autonomisation.

Il s’est réjoui de la synergie de collaboration entre le Gouvernement du Burundi, le HCR et la KOICA, estimant que cette coopération constitue un levier important pour l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires.

Il a enfin réaffirmé l’engagement de la KOICA à poursuivre son accompagnement, afin que les enfants puissent accéder à une éducation dans de bonnes conditions et, à terme, concrétiser leurs rêves grâce aux connaissances et aux compétences acquises au cours de leur parcours scolaire.

Dans son mot de circonstance, le Secrétaire permanent chargé de la sécurité publique au Ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, le Général de Brigade de Police Richard NDAYISABA, a exprimé sa gratitude à l’ensemble des partenaires et à la population pour leur collaboration, qui a permis la réalisation de cette belle infrastructure scolaire.

Il a rappelé que, dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, le Gouvernement s’est fixé comme objectif de doter chaque colline d’une école. À cet effet, il a assuré que l’État ne ménagera aucun effort pour poursuivre l’équipement des établissements scolaires en bancs pupitres et renforcer leur dotation en personnel enseignant.

Il a souligné que, de janvier à septembre 2026, l’Office national de protection des réfugiés et des apatrides (ONPRA), relevant de son ministère, a enregistré le retour de plus de 210 000 rapatriés, dont 70 % sont des enfants en âge de scolarisation.

 Cette situation, a-t-il indiqué, met en évidence les besoins croissants en infrastructures et en capacités d’accueil scolaires afin de garantir à ces enfants l’accès à l’éducation.

S’adressant à la population bénéficiaire, il l’a exhortée à assurer un bon entretien de cette école afin de préserver sa durabilité et de permettre aux générations futures d’en bénéficier. Il a également souligné que cette infrastructure doit contribuer à offrir aux enfants un environnement favorable à leur éducation et à leur réussite scolaire.

Enfin, il a invité les organisations non gouvernementales internationales à honorer leurs engagements en matière de financement des projets contribuant à la réalisation de la Vision du Burundi. Il les a, à cet égard, encouragées à suivre l’exemple du KOICA, en privilégiant des interventions concrètes et des réalisations visibles au bénéfice de la population.

Signalons qu’à l’issue des cérémonies, l’Administrateur communal a conduit les invités à l’emplacement où sera érigé le futur site touristique de la commune Butihinda.

Enfin le Gouverneur de la province de Buhumuza et le Secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique se sont rendus au poste frontalier de Kobero afin de s’enquérir de l’état d’avancement du projet d’élargissement, d’aménagement des voies d’accès et du parking dudit poste frontalier.

À cette occasion, l’ingénieur chargé du suivi des travaux a indiqué que leur taux d’exécution est estimé à 90 % et leur achèvement est prévu pour le mois d’avril, conformément au délai d’exécution contractuel.

La délégation a également visité le Centre de surveillance des maladies transfrontalières et d’isolement situés à l’entrée de Kobero.

À cette occasion, elle a constaté le problème d’approvisionnement en eau potable, malgré les efforts déployés par la Police de protection civile pour assurer l’approvisionnement du centre et le manque d’infrastructures modernes et adaptées aux besoins du centre, afin d’améliorer les conditions de prise en charge et de surveillance sanitaire au niveau de ce point d’entrée frontalier.

Pour partager l'article