Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de développement communautaire visant l’amélioration des infrastructures logistiques et l’accessibilité de toutes les régions du pays grâce à des routes modernes et de qualité, afin de faciliter la mobilité des personnes et des biens et de renforcer les échanges commerciaux, conformément à la Vision du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060, l’entreprise ECBROH a procédé, ce jeudi 6 août 2026, au démarrage effectif des travaux de réhabilitation de l’axe routier Bonero–Kamaramagambo (lot2)

Le coup d’envoi de ces travaux a été marqué par une visite de terrain le long de l’axe routier concerné, du PK 15.428+000 fin du tronçon Gashoho-Gisanze-Bonero au PK 18.862 situé à la Paroisse KAMARAMAGAMBO.

Après la visite sur tout le tronçon de la piste, une séance d’échange a été tenue au Centre de Santé ZAGA

Prenant la parole, le Directeur du bureau d’Etudes surveillance SETRAG, M. NDAYIKENGURUTSE Célestin, a tout d’abord remercié les participants pour leur présence avant de présenter les grandes lignes du projet.

Il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite et harmonieuse entre l’entreprise chargée des travaux, l’administration et la population locale, estimant que cette synergie constitue un facteur déterminant pour la bonne exécution du chantier et son achèvement dans les délais prévus.
Ensuite, il a apporté des éclaircissements aux préoccupations soulevées par les chefs de zones de Kamaramagambo et de Buvumbi notamment le recrutement de la main-d’œuvre locale, l’aménagement de dos d’âne le long de la route, la réalisation des amorces au niveau des centres, l’indemnisation des propriétaires des champs affectés par les travaux, la prise en charge des victimes en cas d’accident de travail, ainsi que les conditions salariales des employés.

Selon lui, l’entreprise va recruter en priorité les journaliers de la place surtout les batwa et les femmes et, au fur et à mesure que les travaux avanceront, les maçons seront recrutés dans la localité et les autres pourront être recrutés ailleurs en fonction de leurs compétences exceptionnelles.
Concernant l’aménagement des dos d’âne, le chef de mission a expliqué que ceux-ci ne sont pas recommandés sur les pistes en terre, car ils peuvent accroître les risques d’accidents. En revanche, il est prévu l’installation des panneaux de limitation de vitesse dans les zones susceptibles d’être le théâtre d’accidents, notamment aux abords des écoles, des centres de santé, des marchés, des lieux de culte et des autres agglomérations.

Il a également précisé que l’aménagement des amorces aux carrefours est prévu dans le cadre des travaux. À cet effet, une longueur de trois (3) mètres sera aménagée au niveau de chaque amorce afin de faciliter l’accès aux voies adjacentes.
Quant à l’indemnisation, il a fait savoir que les études techniques et socioéconomiques réalisées n’ont identifié aucun dégât susceptible de donner lieu à une indemnisation. Par conséquent, aucun dédommagement n’est prévu dans le cadre de ce projet.
S’agissant de la prise en charge des accidents de travail, il a indiqué qu’un kit médical est disponible en permanence sur le chantier afin de prodiguer les premiers secours aux éventuels blessés. Il a également précisé que l’entreprise a conclu un partenariat avec un centre de santé de la localité pour assurer la prise en charge des premiers soins en cas de besoin.
Enfin, il a clôturé la séance de questions-réponses en rappelant que l’horaire normal de travail est de huit (8) heures par jour pour une rémunération journalière minimale de huit mille (8 000) francs burundais.
Pour clôturer la séance, le chef de mission a rassuré les participants que les travaux seront exécutés conformément aux règles de l’art et achevés dans les délais convenus. Il a, en outre, recommandé le démarrage immédiat des travaux sur le terrain afin de respecter le calendrier d’exécution du projet c’est-à-dire huit (8) mois à compter du 27 juillet 2026, soit jusqu’au 27 mars 2027.